Visite européenne au Musée des beaux-arts

Article publié le 6 mai 2016

Pas besoin d’aller au Prado à Madrid, au British Museum de Londres ou au parlement de Budapest pour admirer des toiles de maîtres venus de toute l’Europe. Au fil des époques, le Musée des beaux-arts permet aux visiteurs de découvrir la richesse artistique du continent, au travers d’œuvres conçues, pour la plupart, bien avant que l’Union Européenne ne soit ce qu’elle est aujourd’hui. Vision partielle mais tout en beauté de l’art dans dix pays européens.

  • Allemagne – Sainte Dorothée
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Sainte Dorothée et Sainte Catherine (1450)

Ce panneau fait partie d’un polyptique daté de 1450 qui a sans doute été réalisé par le couvent des religieuses cisterciennes de Baindt. L’ensemble ouvert devait mesurer deux mètres de haut et trois mètres de large. Il représente sainte Dorothée (à gauche), souvent accompagné d’un angelot, ou dans le cas présent d’un Christ enfant, et sainte Catherine.

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  • Belgique – Jan Brueghel l’ancien, dit « De Velours » – Vue du château de Mariemont

L’artiste est né à Bruxelles en 1568 et devient le peintre officiel de la cour de Bruxelles en 1609. Le château de Mariemont était l’une des résidences préférées des archiducs Albert et Isabelle de Habsbourg. Ce portrait de l’archiduchesse, daté de 1612, donne également une image du château dans l’arrière-plan avant qu’il ne soit remplacé par un nouveau bâtiment au milieu du XVIIIe siècle.

Portrait de l'archiduchesse Isabelle avec le château de Mariemont.

Portrait de l’archiduchesse Isabelle avec le château de Mariemont (1612)

  • Espagne – Coffret nasride du XIVe siècle
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Coffret nasride (XIVe siècle)

Ce coffret a fait son entrée au musée des Beaux-Arts de Dijon en 1935. Il donne un exemple du raffinement de la production artistique du royaume nasride de Grenade (1238-1492), l’ultime bastion de ce qu’on appela al-Andalus, cet ensemble de principautés musulmanes qui s’implantèrent à l’époque médiévale dans la péninsule ibérique. Le coffret se compose d’une structure en bois, d’essence résineuse, recouverte d’un décor marqueté.

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  • Hollande – Dirk de Quade Van Ravesteyn – Femme nue endormie

Cette toile a son pendant au Le Kunsthistorisches Museum (Musée de l’histoire de l’art) de Vienne. Des recherches ont permis de les attribuer à Van Ravesteyn qui les aurait réalisées vers 1608. Motif récurrent de la peinture occidentale, la femme alanguie renvoie à la mythologie à travers les personnages des déesses Vénus ou Danaé.

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Femme nue endormie, Dirk de Quade Van Ravesteyn (1602)

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  • Hongrie – 3 œuvres contemporaines 
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Adam, Eve et le serpent, Etienne Boethy (fin des années 30)

Il ne faudrait pas croire que le musée des Beaux-Arts  ne laisse à voir que des œuvres d’un autre temps. La représentation de la Hongrie passe ainsi par les études dessinées du sculpteur Etienne Béothy autour de l’œuvre Adam, Eve et le serpent qui éclairent son processus de création à la fin des années 30. La Hongrie du XXème siècle c’est aussi Mohacs et ses trois peintures réalisées entre 1945 et 1958 (Amour sacré, amour profaneLa planèteProlifération). Enfin, la Hongrie à Dijon est représentée par le travail d’Arpad Szenes, dont l’art relève du paysagisme abstrait. Cinq de ses œuvres réalisées entre 1934 et 1972 sont visibles au Musée des beaux-arts.

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  • Italie – Classique des chefs-d’œuvres
Judith tenant la tête d'Holopherne, Andréa Commodi

Judith tenant la tête d’Holopherne, Andréa Commodi

Il y a Andrea Commodi et sa Judith tenant la tête d’Holopherne, qui renvoie aux œuvres du Caravage. Il y a aussi La Vierge, l’Enfant, saint Jean d’Evangéliste et saint François, saint Bernardin et saint Jean Baptiste que le peintre Giovanni da Asola réalisa vers 1520. Enfin, l’immanquable Tentation d’Adam de Guido Reni donne à voir un chef-d’œuvre de la peinture italienne du XVIIe siècle et qui est annoncée comme une des œuvres les plus représentatives de la notion d’art idéal.

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  • Portugal – Maria Helena Vieira da Silva

Le monde de cette artiste est ouvert sur un chaos accepté, sur l’indécision comme règle de conduite. Viera contourne les règles pour mettre ses œuvres en tension. Plusieurs peintures sont exposées au Musée des beaux-arts de Dijon, invitant à découvrir des perspectives, des couleurs, de la géométrie, une irrégularité et à plonger dans l’imaginaire.

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L’Atelier à l’harmonium, Maria Helena Vieira da Silva (1950)

  • Roumanie – Etienne Hajdu

Dans l’œuvre Palombella, le sculpteur a voulu représenter une jeune fille coiffée d’un chapeau en forme de cône. Cela traduit l’usage que l’homme fait d’une série d’éléments simples : fuseau, ovoïde, cupule… Les objets sont purifiés de leur détail. Dans Célébration Solaire réalisé en 1957, Etienne Hajdu a opté pour du cuivre martelé. La brillance du métal créé un espace-lumière en perpétuel changement.

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Célébration Solaire, Etienne Hadju (1957)

  • Royaume-Uni – Reliefs médiévaux
Albatres anglais

Albatres anglais

Voyage à l’époque médiévale avec trois reliefs d’albâtre venus du nord de l’Angleterre et datant d’une période allant du milieu du XIVe siècle et le milieu du XVIe siècle. Produits en grand nombre, ces panneaux proviennent principalement de villes comme Nottingham, York, Norwich ou Londres. Sculptés en taille directe, ils sont fixés au revers d’un panneau en bois par des fils de fer et attestent d’une dévotion intense.

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  • République tchèque – Jirí Kolár – Collages

Figure éminente du postmodernisme et de la dissidence est-européenne, il fut aussi l’un des rares artistes de sa génération à avoir bénéficié, dès la fin des années soixante, d’une réputation internationale. Profondément attaché à la dimension universelle du monde, Kolár concevait ses collages comme une métaphore de la condition humaine. Quatre collages réalisés entre 1952 et 1984 permettent de réaliser sa maîtrise en la matière.

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La Fille à la bougie, Jirí Kolár (1965)

Publié par Nadège Hubert

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