BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Jondi.fr//Agenda Jondi//FR
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
BEGIN:VEVENT
UID:jondi-event-225200@jondi.fr
DTSTAMP:20261023T160200Z
DTSTART:20250516T120000Z
DTEND:20251102T170000Z
SUMMARY:Exposition &#8211\; Korakrit Arunanondchai « The blood of the ear
 th »
DESCRIPTION:ATTENTION ! Le Consortium Museum prolonge ses horaires d'ouver
 ture estivaux jusqu'au 31 août 2025.\n\n\nPendant l'été\, les expositio
 ns\, la librairie et la salle de projection sont exclusivement ouvertes le
  matin : du mercredi au dimanche de 10h à 14h. Le Consortium Museum est f
 ermé le lundi\, le mardi et tous les après-midis jusqu'au 31 août 2025.
 \n\n\n Les visites commentées (gratuites et sans réservation) sont maint
 enues : le vendredi à 12h30\, le samedi et le dimanche à 11h.\n L'accès
  aux expositions est gratuit pour tous les dimanches de 10h à 14h.\n\nExp
 osition du 16 mai au 2 novembre 2025\, ouvert du mercredi au dimanche de 1
 4h à 18h et jusqu'à 20h le vendredi. Fermé les jours fériés.\nKorakri
 t Arunanondchai est un artiste thaïlandais\, né en 1986\, qui sépare sa
  vie entre les continents\, les opportunités de résidences de production
  et les lieux d’expositions. Vivant entre Bangkok et New York\, il a ét
 udié à la RISD de Rhode Island et à Columbia University.\nDepuis une di
 zaine d’années\, Korakrit Arunanondchai parcourt le monde pour présent
 er ses expositions immersives dans les plus grandes institutions et bienna
 les. Cela l’a conduit au Palais de Tokyo en 2015\, au SMAK de Gand en 20
 16\, au Museum Serralves à Porto en 2020 ou encore au Singapore Art Museu
 m en 2022\, pour ne citer que quelques apparitions.\nL’artiste convoque 
 des rituels post-modernes comme celui du "Ghost cinema"\, présent dans le
  nord-est de la Thaïlande\, où des moines projettent des films sur les m
 urs des temples pour un public de fantômes auquel les villageois sont inv
 ités à se joindre.\nCette tradition s’est construite à la suite de l
 ’introduction par les soldats américains\, durant la guerre du Vietnam\
 , de projecteurs 8 mm utilisés pour effrayer les villageois en projetant\
 , à la nuit tombante\, des flashs de lumière dans la forêt créant l’
 illusion qu’elle est possédée par des esprits malveillants. Arunanondc
 hai s'intéresse à cette tradition pour l'utilisation qu'elle fait des ca
 ractéristiques cinématographiques de la lumière\, du son et de l'obscur
 ité afin de créer un passage entre le matériel et l'immatériel.\nLa pe
 inture\, les films sur écrans multiples\, les environnements dystopiques\
 , baignés de couleurs orange et de brouillard\, font partie du vocabulair
 e effrayant de l’artiste où des prières\, en caractères néo-gothique
 s\, sont sculptées dans la cendre\, la peinture et la terre. Ces élémen
 ts interagissent avec un environnement sonore immersif\, dans lequel sembl
 ent résonner des invocations maléfiques.\nDans les œuvres d'Arunanondch
 ai\, c’est le temps qui fait office de matériau le plus important. Plus
  précisément\, le temps tel qu'il est expérimenté par le corps en tant
  que terrain et médium. L'artiste utilise aussi le feu autant comme un su
 jet qu’un procédé. Ses peintures\, portant autant les marques de la de
 struction que de la reproduction numérique de leur combustion rituelle\, 
 viennent s’inscrire dans des éléments de plus grande échelle\, dans l
 esquels les vidéos\, le son et les sculptures contribuent à créer un en
 vironnement total avec de longues séries récurrentes comme No history in
  a room filled with people with funny names ou Songs for Dying/Songs for L
 iving.\nL’installation présentée ici prend ses racines à la Kunsthall
 e de Bangkok\, un centre d’art situé dans une ancienne imprimerie connu
 e pour son monopole d’impression de tous les livres scolaires approuvés
  par le gouvernement thaïlandais. L’artiste y a exposé en 2024. Ce bâ
 timent\, qui a brûlé il y a 20 ans\, est resté fermé jusqu'à l'ouvert
 ure de la Kunsthalle. Korakrit Arunanondchai considère son architecture c
 omme le corps d'un géant qui se décompose avec le temps. Au cœur de ce 
 corps\, l'artiste réutilise les cendres de l'incendie pour fabriquer le s
 ol de l'installation originale. Pour créer un lien tangible entre le site
  de la Kunsthalle de Bangkok et le Consortium Museum\, les cendres de la K
 unsthalle\, mélangée à la terre prélevée à Dijon\, ont été réutil
 isées pour créer "The blood of the earth"1.\nBien que la Bourgogne soit 
 une terre réfractaire aux chamanes \; elle est riche de rituels viti-vini
 coles qui\, en biodynamie\, ne pas sont si éloignées des cultures pré-c
 artésiennes.\nLa stratégie artistique de Korakrit Arunanondchai s’appu
 ie sur un mélange approprié entre approche minimaliste et travail de la 
 matière – comme si la Earth Room2 de Walter De Maria s’était caramé
 lisée en une croute noire brillante craquelée sur toute la surface utili
 sée. C’est l’enjeu de The blood of the earth : rompre avec la platitu
 de du sol habituel par le biais d’une surface étale et croutée parsem
 ée de mots formant une étrange litanie autour d’un rectangle périphé
 rique : A song to survive reality The Ghost takes us by the hand Decompose
  The Blood of the earth Connects us all in the landscape of mourning The s
 ky is drenched in flames The sun of consciousness Will recreate this world
  With unanswered prayers Let there be splendor Beyond the upheaval Love af
 ter death… " La proposition d'Arunanondchai a pris en otage le "white cu
 be".\nMême si l'espace "négatif"\, pris au sens d’inversé\, est le m
 édium prédominant de cette installation\, cela ne veut pas dire qu’ell
 e soit dépourvue de profondeur. Le son dans la pièce divise l'espace en 
 trois couches distinctes et superposées : celle du monde souterrain compo
 sée de grondements de basses fréquences\, celle du ciel\, composée d'en
 registrements atmosphériques de chœurs d'église\, et celle d’une couc
 he terrestre qui relie le sol au ciel grâce à l’enregistrement des int
 erprètes lors d’un rituel performatif\, pendant lequel ils tentent de g
 énérer une chaleur collective.\nC’est finalement leur présence négat
 ive qui hante l'espace.\n— Franck Gautherot &amp\; Seungduk Kim\n——
 —\nLe Consortium Museum est un centre d’art contemporain situé à que
 lques pas de la place Wilson (parking souterrain gratuit dans le bâtiment
 ). Le bâtiment est entièrement accessible aux personnes à mobilité ré
 duite.\nDes visites commentées (gratuites et sans réservation) sont prog
 rammées tous les vendredis à 18h30\, les samedis et les dimanches à 16h
 .\nBillet d'entrée : 5 € (gratuit le vendredi de 17h à 20h).\nPour en 
 savoir plus sur nos activités : www.leconsortium.fr\nSource : Consortium 
 Museum - Photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum
LOCATION:37\, rue de Longvic\, 21000 Dijon
URL:https://jondi.fr/evenement/exposition-korakrit-arunanondchai-the-blood-
 of-the-earth/
END:VEVENT
END:VCALENDAR
