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SUMMARY:Exposition « Forza cani » de Diego Marcon
DESCRIPTION:Exposition du 5 décembre 2025 au 24 mai 2026 - Du mercredi au 
 dimanche de 14h à 18h et jusqu’à 20h le vendredi. Fermé les jours fé
 riés\, le 24 et 31 décembre 2025. \nDu 5 décembre 2025 au 24 mai 2026\
 , découvrez l’exposition "Forza cani" de Diego Marcon\, première expos
 ition monographique de l’artiste italien en France.\n"Forza cani"\, que 
 l’on pourrait traduire par "Allez les chiens !" est le titre performatif
  que Diego Marcon a choisi pour cette exposition au Consortium Museum. Le 
 dispositif se compose d’une photographie\, de dix sculptures en céramiq
 ue de chiens morts et d’une projection 16 mm en boucle.\nL’exposition 
 s’ordonne selon une mécanique qui a sa propre logique : une régularit
 é sans finalité\, où les éléments persistent\, mesurent les espaces e
 t les vides\, dans un retour permanent.\nCe titre est d’autant plus iron
 ique – ou paradoxal – qu’il semble annoncer un élan vital alors que
  ces dépouilles de chiens sont bel et bien immobilisées\, fixées à jam
 ais par leur double condition de cadavres et de sculptures : à la fois r
 éalistes et décoratives\, brillantes et polychromes.\nL’objectivation 
 brutale de ces êtres domestiques adorables est l’un des ressorts tragi-
 comiques de la mise en scène\, minutieusement pensée en termes de rythme
 \, de scansion et de partition. Accrochées aux murs\, les sculptures déf
 inissent un espace\, entre image\, objet et représentation\, chargé d’
 une histoire domestique et culturelle (scènes de chasse ou de sacrifice\,
  études anatomiques\, natures mortes)\, de récits cinématographiques (d
 e Lassie à Rin Tin Tin)\, et de clichés émotionnels.\nAu-delà des proc
 édures formelles\, Marcon nous place dans un entre-deux indécidable\, fo
 rcés d’imaginer les vicissitudes pathétiques\, violentes et répétiti
 ves qui ont mené à la mort en série de ces pauvres bêtes.\nLes premier
 s chiens morts apparaissent chez Marcon en 2018\, dans un minuscule espace
  d’exposition Theview situé à Sant’Ilario\, juste au-dessus de Gêne
 s\, face à un cimetière\, donnant sur la mer. C’est aussi le moment o
 ù Marcon ébauche le recueil de poèmes Oh mio cagnetto\, 2020 — 81 com
 ptines tournant autour de la figure absente et pleurée d’un petit chien
 .\nDans toute son œuvre – films courts en boucle\, vidéos\, sculptures
 \, installations – Diego Marcon insiste sur l’inutilité à trouver du
  sens à ses pièces\, de s’attacher aux récits\, aux personnages ou à
  leur destinée\, invariablement cruelle ou poignante.\nAvec lui\, tout es
 t toujours une question de langage\, de structure et de composition : une 
 structure fondée sur la répétition\, comme excès\, principe moteur où
  les sujets les plus dérangeants s’épuisent\, s’enroulent sur eux-m
 êmes\, où l’humour surgit de manière incompréhensible d’une scène
  d’effroi ou de douleur.\nC’est un humour de la fixation comme chez Sa
 muel Beckett ou Thomas Bernhard\, qui place ces figures intermédiaires 
 – ni tout à fait humaines ni tout à fait inanimées – dans une circu
 larité qui mime la folie par la syntaxe.\nLes parents taupes animatroniqu
 es de Dolle (2023)\, épuisent une liste interminable de dépenses\, compt
 ables fous\, aveugles\, anxieux et résignés face au souffle asthmatique 
 de leur enfant malade juste à côté.\nLe père marionnette de la vidéo 
 The Parent’s Room (2021) avoue en chantant le meurtre de toute sa famill
 e\, puis son suicide. La neige n’en finit pas de tomber\, et la mélodie
 \, portée par des cors et des bois mélancoliques rythme la musique verba
 le\, hypnotique et comique de cette narration piégée par son obsession m
 acabre.\nOn retrouve cette même précision morbide dans la vidéo en bouc
 le Fritz (2024) : un jeune garçon en images de synthèse\, pendu à une c
 orde\, n’en finit pas de mourir. Il gigote\, se saisit à la gorge\, gri
 mace\, tout en continuant de chanter\, dans une boucle de yodel. Un léger
  coup de pieds – détail bouleversant de précision – relance cette ch
 orégraphie éternelle. La scène s’est vidée de toute émotion\, le co
 rps de sa substance \; il ne reste que le mouvement.\nLes enfants qui meur
 ent\, les chiens qui meurent sont des pièges émotionnels dont Marcon se 
 saisit pour mieux occulter un double fond qui résiste au langage et à la
  lecture : la dislocation des relations humaines\, engluées dans des rapp
 orts de classe\, d’aliénation et d’incompréhension. L’empathie –
  ou plutôt son absence – est un véritable motif politique\, esthétiqu
 e de l’œuvre de Marcon\, qui ne se manifeste que dans l’effacement et
  la suspension.\nOn perçoit quelque chose de cet enfermement social dans 
 La Gola (2024)\, où la correspondance de deux amants s’exténue dans un
 e ignorance réciproque \; y circule obsession gastronomique\, démence\, 
 décrépitude physique\, solitude et enfermement\, où rien\, ni dans l’
 amour ni dans la parole\, ne se résout jamais.\n— Stéphanie Moisdon\n
 —\nLe Consortium Museum est ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h
  et jusqu’à 20h le vendredi. Fermé les jours fériés\, le 24 et 31 d
 écembre 2025.\nTarif : 5 €. L’entrée est gratuite tous les vendredis
  de 17h à 20h.\nDes visites commentées (gratuites et sans réservation) 
 sont programmées les vendredis à 18h30\, les samedis et les dimanches à
  16h.\nConsortium Museum\, 37 rue de Longvic à Dijon (parking souterrain 
 gratuit).\nContact : 03 80 68 45 55 / contact@consortiummuseum.com\nSource
  : Consortium Museum - photo : Rebecca Fanuele © Consortium Museum
LOCATION:37\, rue de Longvic\, 21000 Dijon
URL:https://jondi.fr/evenement/exposition-forza-cani-de-diego-marcon/
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