Conférence « L’art d’être grands-parents depuis le XIXe siècle »
« L’art d’être grands-parents depuis le XIXe siècle ».
Dans le Cadre de la Semaine bleue, en partenariat avec l’Ecole des Grands-Parents Européens
Texte de présentation :
Depuis la fin XVIIIe siècle les enfants cessent progressivement d’être simplement des adultes en devenir ; et leur âge acquiert un intérêt pour lui-même.
Victor Hugo (Lorsque l’enfant paraît…, 1829) est à la fois un reflet et un acteur de ce changement.
Presque 50 ans plus tard, avec L’Art d’être grand-père (1877), Hugo est le nouveau reflet et acteur de la considération nouvelle des grands-parents pour leurs petits-enfants, et réciproquement.
Et l’on en trouve des traces intimes dans les archives, notamment dans les correspondances.
C’est certes l’augmentation progressive de l’espérance de vie en bonne santé qui le permet, néanmoins il s’agit d’une tendance de fond de la société. La guerre de 14-18, qui éloigne les pères, et qui parfois les tue, donne aux mères, bien sûr, mais aussi aux grands-parents, une importance éducative croissante.
Les textes médicaux, épistolaires et littéraires, ainsi que les photographies de famille, dressent un portrait collectif des grands-parents depuis près de deux siècles.
Sans s’interdire de donner des exemples antérieurs au XIXe siècle (pour esquisser un arrière-fond et voir d’où l’on part), la conférence s’attachera aux deux derniers siècles, en privilégiant les documents bourguignons – notamment ceux qui conservés aux Archives départementales de la Côte-d’Or.
Source et illustration : EGPE
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