Festival Slash Slash : Parcours d’oeuvres
Biennale d’art numérique de Dijon, Slash Slash investit différents lieux iconiques du centre-ville les 27, 28 et 29 mars 2026. Au programme : parcours d’oeuvres, soirée de performances audiovisuelles, ateliers de médiation et rencontres professionnelles.
Samedi 28 et dimanche 29 mars, sans interruption de 11h00 jusqu’à 18h00, vous aurez la possibilité de découvrir en entrée libre un ensemble de 9 installations accueillies par différents lieux emblématiques du centre-ville de Dijon :
// Programme détaillé :
A la Ferronnerie,
Virgile Abela – Pendule Acoustique (FR), installation sonore et cinétique, 2021
Pendule Acoustique est une installation sonore et générative mettant en corrélation acoustique et gravité. Un pendule se balance dans l’espace. Ses oscillations passent de l’immobilité à la ligne puis à l’ellipse, à la vitesse de sa fréquence de résonance. Pendule Acoustique s’inscrit dans un paysage dont il redessine les contours acoustiques et architecturaux du lieu que le visiteur découvre, à l’écoute d’un « chant acoustique » infini issu d’un feedback finement modulé par le mouvement, dans une danse sans début ni fin entre équilibre et chaos.
A la Maison de Rhénanie-Palatinat,
Andreas Lutz – Mutual (DE), installation générative, 2026
Mutual capture les caractéristiques individuelles et les expressions faciales du visiteur et les transforme en mouvements abstraits. Chaque capture est enregistrée et reproduite par la sculpture lors de certaines phases de l’installation. À l’arrière de la sculpture, un écran affiche les données de capture détaillées ainsi qu’une interface représentant les deux phases (Capture / Reproduction).
Installation produite par Un Singe en Hiver à l’occasion du Festival Slash Slash
A la Salle Simone Plessis (Collège Marcelle Pardé),
Filipe Vilas-Boas – La Punition (FR/PT), installation cinétique, 2017
The Punishment est une installation dans laquelle un robot exécute une punition préventive au titre de son éventuelle désobéissance future. Une référence aux lois de la robotique d’Isaac Asimov.
Anthropomorphisation d’anticipation, l’œuvre nous interroge avec ironie sur les relations homme-machine au moment même où les technologies se combinent et réactivent le mythe de la créature qui échappe à son créateur. En soulevant les peurs que l’intelligence artificielle engendre, le dispositif cherche à mieux les déconstruire et à questionner sa place dans nos sociétés. A quel point souhaitons-nous automatiser nos vies ? Quel cadre physique, moral et juridique donner à cet usage ? Quelle école et au-delà, quel contrat social réinventer ? En ce début de siècle, les questions liées à l’automatisation se bousculent. Il va nous falloir y apporter, si possible collectivement, nos réponses.
A la Petite Orangerie (Jardin de l’Arquebuse),
Tristan Ménez – Bloom (FR), installation cinétique, 2018
Bloom est une installation cinétique, lumineuse et sonore utilisant l’eau comme matériau de sculpture. Un système de jet d’eau mis en vibration à l’aide d’un haut-parleur de basses et éclairé par un stroboscope permet de jouer avec la perception visuelle et de rendre visible des mouvements irréels comme la suspension de gouttes d’eau, des ralentissements et autres phénomènes d’optique.
Aux Bains du Nord, 16 rue Quentin :
Alexis Choplain – Hydroscope (FR), installation cinétique, 2025
Deux matériaux antagonistes produisent en symbiose des phénomènes optiques et sonores dans une machinerie qui orchestre moteurs, diodes, ondes pulsées et pistes en cuivre. L’eau oscille et transite dans l’espace au gré des phases et des intensités. Fruit d’un processus de recherche expérimental au long cours et d’un apprentissage autonome parsemé de hasards, ce tableau aquatique fait jaillir une expérience électrisante et inattendue.
Justine Emard – Co(AI)xistence (FR), installation vidéo, 2017
Collection FRAC Franche-Comté
Co(AI)xistence, dont le protocole de réalisation s’approche d’une expérience scientifique, crée une interface entre les données numériques et la motricité humaine à travers le langage sensible de l’art. Justine Emard a mis en scène l’interaction entre Mirai Moriyama et le robot Alter, animé par une forme de vie primitive basée sur un système neuronal, une intelligence artificielle (IA) programmée par le laboratoire de Takashi Ikegami (Université de Tokyo), dont l’incarnation humanoïde a été créée par le laboratoire de Hiroshi Ishiguro (Université d’Osaka). Son apparence minimale autorise une projection émotionnelle, en ouvrant un espace pour l’imagination. Dotés d’intelligences différentes, l’humain et le robot dialoguent à travers les signaux de leurs langages respectifs, tant corporel que verbal. En utilisant un système d’apprentissage profond non anthropomorphique (Deep Learning), le robot peut apprendre de sa rencontre avec le danseur. Exister suppose que l’on est dans la réalité et/ou vivant. A travers une expérience partagée, l’humain et le robot tentent de définir de nouvelles perspectives de coexistence dans le monde.
Aki Ito (JP) & Jean-Philippe Lambert (FR) – Astérismes, installation sonore (2024)
Les astérismes sont les figures que les humains tracent dans le ciel à l’intérieur d’une ou plusieurs constellations. Par exemple, dans la constellation de la Grande Ourse on voit l’astérisme de la Grande Casserole. Astérismes est une installation musicale immersive diffusée sur smartphones et haut-parleurs, inspirée du mouvement des astres. L’ensemble figure un ciel étoilé dont les variations invitent à se déplacer dans l’espace. Chaque spectateur déambule librement et devient une source sonore indépendante, liée par l’observation et l’écoute de soi et des autres. Chaque personne est unique, tout en faisant partie d’un grand mouvement, comme des étoiles reliées dans des constellations.
💫
Zohra Mrad (TN/LU) – Uncycle, Installation interactive (2024)
Uncycle est une installation interactive et générative qui questionne nos déterminismes, habitudes et résilience. Zohra Mrad y déploie des visuels abstraits et texturés qui évoluent, s’interrompent et se distordent à chaque événement sonore inhabituel qui intervient dans l’espace. Les sons détectés exercent une influence en temps réel et à long terme sur la transformation de l’œuvre. Uncycle met en avant la capacité de son public à rompre les cycles et, plus généralement, met en relief leur impact sur les enjeux collectifs.
⏳https://www.instagram.com/reels/DDrddyJtx8F/
Olivain Porry (FR) – Automatic Decision Shaping, installation cinétique (2024)
Automatic Decision Shaping est une installation dynamique faite de sept imprimantes thermiques semblables à celles que l’on retrouve communément dans les caisses des supermarchés. Alignées le long du mur, à 2 mètres 50 de hauteur, ces imprimantes sont activées ensemble et produisent un même motif. Celui-ci est élu. Il résulte de votes auxquels se livrent, régulièrement, sept intelligences artificielles entrainée de façon à classer des formes géométriques selon des critères arbitraires.
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Retrouvez la cartographie et l’ensemble de la programmation du festival sur www.slashslash.fr
Source : Un singe en Hiver – photo © Alexis Choplain
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