
Les archéologues de l’Inrap* ont découvert cette semaine les « vestiges de l’ancien pont sur le Suzon », qui remonterait à la « fin du Moyen-Âge (XIVe ou XVe siècle) ». Plus que plausible: Jondi pense l’avoir retrouvé sur le plus ancien plan connu de Dijon, tracé par Edouard Bredin en 1574 (à voir ici dans son intégralité).
Sur place, un écriteau précise: « Ces vestiges ont été dégagés dans le cadre du suivi des travaux en cours dans les rues du centre-ville, effectué par une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). »
« La ville ancienne de Dijon était traversée de part en part, du nord au sud, par un cours d’eau à ciel ouvert, le Suzon. Partiellement dévié de son cours, le Suzon a été canalisé et finalement recouvert dans tout le centre-ville, dans les années 1830-1840.

L’actuelle rue Piron (…) constituait un axe majeur de la ville du Moyen-Âge. Elle reliait le noyau fortifié du Castrum ou Chastel (autour des actuelles places du Théâtre et de la Libération, du haut de la rue Chabot-Charny et de la rue Amiral-Roussin) à la puissante abbaye Saint-Bénigne (actuelle cathédrale).
Cette rue franchissait le Suzon par le pont à deux arches dont vous apercevez ici le sommet des maçonneries dans la tranchée. Seule est visible une partie de la largeur de ce pont. A leurs extrémités, les arches se raccordent aux maçonneries des anciens quais qui longeaient le cours d’eau.
Un autre pont de même type avait été découvert en fouille, boulevard de la Trémouille, à proximité du cellier de Clairvaux, lors des travaux du tramway en 2010. »
Une suggestion pour les services de la Ville: et si on le recouvrait de plexiglas, au lieu de remettre de la terre dessus? Ça se fait ailleurs, et ce serait un gros plus pour la mise en valeur de notre patrimoine!
Bertrand Carlier
* Institut national de recherches archéologiques préventives









