Dijon: le pont mis au jour rue Piron sur un plan de 1574
Article publié le 28 février 2016

« Le vray portraict (sic) de la ville de Dijon », tracé par Edouard Bredin en 1574. On y voit le Suzon traversant la cité du nord vers le sud.
Les archéologues de l’Inrap* ont découvert cette semaine les « vestiges de l’ancien pont sur le Suzon », qui remonterait à la « fin du Moyen-Âge (XIVe ou XVe siècle) ». Plus que plausible: Jondi pense l’avoir retrouvé sur le plus ancien plan connu de Dijon, tracé par Edouard Bredin en 1574 (à voir ici dans son intégralité).
Sur place, un écriteau précise: « Ces vestiges ont été dégagés dans le cadre du suivi des travaux en cours dans les rues du centre-ville, effectué par une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). »

Détail du plan Bredin: on y voit, au centre, le pont traversant le Suzon, mais aussi, en bas à gauche, la potence et la roue (instrument de torture) sur la place du Morimont (actuelle place Emile-Zola), où étaient exécutés les condamnés à mort.
« La ville ancienne de Dijon était traversée de part en part, du nord au sud, par un cours d’eau à ciel ouvert, le Suzon. Partiellement dévié de son cours, le Suzon a été canalisé et finalement recouvert dans tout le centre-ville, dans les années 1830-1840.

Pont médiéval rue Piron mis au jour par les archéologues de l’Inrap lors des recherches préalables aux travaux de piétonnisation. © Bertrand Carlier – Jondi
L’actuelle rue Piron (…) constituait un axe majeur de la ville du Moyen-Âge. Elle reliait le noyau fortifié du Castrum ou Chastel (autour des actuelles places du Théâtre et de la Libération, du haut de la rue Chabot-Charny et de la rue Amiral-Roussin) à la puissante abbaye Saint-Bénigne (actuelle cathédrale).
Cette rue franchissait le Suzon par le pont à deux arches dont vous apercevez ici le sommet des maçonneries dans la tranchée. Seule est visible une partie de la largeur de ce pont. A leurs extrémités, les arches se raccordent aux maçonneries des anciens quais qui longeaient le cours d’eau.
Un autre pont de même type avait été découvert en fouille, boulevard de la Trémouille, à proximité du cellier de Clairvaux, lors des travaux du tramway en 2010. »
Une suggestion pour les services de la Ville: et si on le recouvrait de plexiglas, au lieu de remettre de la terre dessus? Ça se fait ailleurs, et ce serait un gros plus pour la mise en valeur de notre patrimoine!
Bertrand Carlier
* Institut national de recherches archéologiques préventives
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d’accord aussi pour la paroi de verre, j’y avais pensé
en revanche, il semble que peut être votre hypothèse sur le plan ne soit pas tout à fait exact
un ami me souffle que
« …Sur ce plan il ne s’agit pas du pont de la rue Piron car celui-ci n’est pas représenté dans le même sens et la rue ne correspond pas, celui-ci doit être dans la rue du gymnase, la rue représentée en haut doit être l’actuelle rue Piron, AA est la rue du Bourg, T (en bas à droite) est l’actuelle place des Cordelier. Ce pont devait se situer sous l’actuelle rue Brülard en bout de la rue du gymnase. » à suivre
Super idée le plexi !!
Oui l’idée du plexi est géniale ! Je suis pour à 300% !
Il y a beaucoup de vestiges et des cours d’eau enterrés qui pourraient être « dé-bétonnés » et mis en valeur pour le plaisir de tous :)
Effectivement l’idée du plexi est plutôt sympa, j’adorerai me promener en ville et « marcher » sur un cours d’eau ^^