Les squats de l’été

Article publié le 15 août 2013

Certains sont là depuis toujours. D’autres doivent leur récent succès à la transformation du centre-ville (tram, piétonisation…). On y croise aussi bien des touristes que des punks à chien, des bobos, des ouaouaches, des ivrognes, des zicos, des packs de bière, des stars locales (rayez les mentions inutiles)… Voici une liste non exhaustive de squats éphémères, le temps d’un après-midi ou d’une soirée. En aucun cas il ne s’agit d’une incitation (plus un état des lieux compilé par des Dijonno-Dijonnais), et dans tous les cas, Jondi décline toute responsabilité en cas d’accident, de mauvaise rencontre, ou de caca de chien sous les semelles. Ladies and gentlemen, les squats de l’été.

 

10 ENDROITS SYMPAS

Square des Ducs: the spot

The (new) place to be. Depuis qu’ils ont tout refait, ça ferme plus à 20h, c’est beau, c’est agréable le matin comme le soir, et plein de monde l’a compris. Ambiance ouaouache (presque) garantie.

 

3 h 30 place de la Libération © David Lanaud du Gray

3 h 30 place de la Libération © David Lanaud du Gray

Place de la Lib: bides et musique

La journée pour les enfants qui veulent passer sur les jets pendant que papa-maman boivent des canons en s’interrogeant sur son futur; la nuit parce que pour les musiciens insomniaques, l’acoustique est superbe, tant qu’il n’y a pas des groupes de gens bourrés qui passent en chantant des paillardes. Et puis c’est piéton maintenant, y a peu de voisins a priori, surtout en cette saison, alors t’es tranquille.

 

 

Place Wilson: romance d’aujourd’hui

Avoue-le, toi aussi un jour tu as pensé à faire fermer la place à la circulation pour pouvoir te marier sous le kiosque devant les jets d’eau. Oui, c’est beau. Oui aussi, ça reste un rond-point. La nuit c’est pas forcément que ça craint, mais c’est pas l’endroit idéal non plus pour emmener tes enfants (et pis d’abord, ils devraient déjà être couchés à c’t’heure-là).

Place Darcy: willkommen

Si tu te sens des talents de photographe, et que tu veux un jour percer au Japon ou en Allemagne, c’est ici que tout commence. Les touristes adorent se faire prendre en photo devant la Porte Guillaume, alors sois gentil: fais-le, et avec le sourire. Il en va de l’image de Jondi. Reste que les pots de fleurs géants qui font office de bancs autour des (futurs grands) arbres, c’est sympa pour se poser, que l’Edito te sert à manger (surgelé, faut pas non plus trop en demander) jusqu’à tard, et que d’ici tu peux chopper les deux trams. Ce qui nous amène directement…

Place de la Rép’: beau, chaud, disco

Son lifting récent, ses discothèques toutes proches (et la faune qui va avec aux heures de pointe), ses voitures aux dites heures de pointe, ses bancs de 10 mètres de long (on n’a pas mesuré non plus, mais va voir un peu ça!). Une grande sensation d’espace en plein centre. Fais quand même attention en travaersant.

Place Emile-Zola: l’écosystème

Ces grands platanes en ont vu passer d’autres avant toi: jadis, c’est ici qu’on exécutait les condamnés à mort. Bon appétit, sur cette magnifique terrasse géante garnie d’établissements aux noms aussi évocateurs de l’écrivain que l’Emile Brochettes (miam), les Moules Zola (miam, mais attention: y a des saisons pour les moules), le Germinal (cuisses de grenouilles à volonté le jeudi, so typical) l’Assommoir Tome II (un de nos fiefs, “bu et approuvé”, miam aussi pour les planches), et des lieux pittoresques comme le Chabrot (double miam, mais on se le paye pas tous les jours non plus), l’Epicerie (WTF?), le truc qui a ouvert pas loin y a pas longtemps (accueil sympa, digestion un peu moins)… mais aussi les Aviateurs (digne d’un bar PMU de petit village), le Verdi (viande OK, pizza beurk), le Sushi (jamais testé, y a Aki dans la ruelle juste à côté), les Berthom (belle déco, abordable seulement pendant les happy hours). Et ceux qui vont gueuler parce qu’on les a oubliés. Mais bon, on ne parle pas de ce qu’on ne connait pas. Ah oui! Pour squatter! Y a la petite fontaine au milieu mais la liste juste au-dessus t’aura fait comprendre que c’est blindé jusqu’à 22heures au moins. Après ça part en live en bien comme en mal (d’ailleurs l’autre soir, on a bien rigolé, mais si c’est toi qui as piqué le portefeuille de ma voisine, tu seras gentil de lui rendre ses papiers).

Place Saint-Michel: pépère

Côté nord de l’Eglise (oui, vers le Tzar). C’est pas grand, mais ici t’es peinard.

Port du Canal: déjeuner sur l’herbe

Un peu loin du centre-ville si t’es fainéant, mais maintenant que le tram te pose devant, t’as plus d’excuse. Et pour un pique-nique ambiance campagne, sur la pelouse au bord du canal, désolés on n’a pas plus près. Le week-end (qui commence le jeudi ici), la Péniche Cancale assure le ravitaillement en soirée.

– Les marches de la place du Théâtre

(Nom féminin pluriel) Lieu où viennent se poser les ados qui ont pris un kebab en face. Si tu veux parler avec eux, c’est le moment. Le samedi et le dimanche aux aurores, le Trinidad en face t’accueille si tu as faim et que tu n’es pas trop relou.

– Les Allées du Parc: nos Champs-Elysées

Sur le chemin des Tanneries, il est bon de « s’hydrater » à l’aller comme au retour! et puis c’est la classe, le maire habite pas loin quand même!

 

5 ENDROITS MOINS SYMPAS

– Sur la terrasse du café d’où tu sors

Tu cherches l’after, ok! mais faut vite partir de là, change de trottoir si tu veux pas mettre en colère le patron ou attirer les flics!

– Les Jardins la nuit: calage horaire

Bah si y a un portail, c’est que la municipale a la clé. Et si c’est fermé, c’est que légalement t’as plus le droit d’y rentrer?! Tu es grand maintenant, à toi de voir!

Square Tivoli: Pétanque ou…

Tu préfères quoi: jouer à la pétanque? Marcher dans des crottes? Te faire insulter par des ivrognes? Ah non… tu aimes te faire contrôler par la police. C’est ça.

Parc Clemenceau: ?

Craint du boudin.

Rue de la Lib: la nostalgie du 5

Que celui qui n’a jamais été prié de dégager des marches des Galeries Lafayette jette la première bière. C’est le rendez-vous incontournable des djeunz le mercredi après-midi, idéalement situé en face de chez Ronald. Une curiosité touristique: selon le très sérieux Gros Dijon – site web fondé en 1857 -, certains y attendent encore la ligne 5 pour aller à Fontaine-d’Ouche.

Tranbert avec Cécile T.

Photo en Une © Page facebook de David Lanaud du Gray, candidat de la fête à la mairie de Dijon

Publié par Jondi

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6 commentaires

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  1. prichou

    c rigolo de prendre ça avec humour. moi ça me fait moyennement rigoler car je vis place wilson. et les squatteur de la place j’en ra le c**. j’ai pas d’enfants qui « devraient être couché à c’t’heure la » mais j’ai malgré tout pas trop envie d’y trainé ni la nuit ni la journée. et dijon ne fait rien. vive les impôts que je paye, je vais finir avec une tente place wilson ça a l’air plus rentable que de se lever a 6h du mat pour aller bosser comme un con

  2. Cécile T

    Quels souvenirs Vanessa!!! une halte bière sur canapé place Wilson lors d’un déménagement, les « caps » géants… Et petite nostalgie qd je repense à un tournée des ducs veille de « berbisey en fête » (n’existe plus)et là… djembés présents dans la rue jusqu’à 7h du mat’ mais c’est extrême!les guitares, les pétanques, les marelles dessinées au sol… bref, ça m’fait bien rire de croire qu’on n’a pas écumé dijon! ces anecdotes se racontent autour d’un bon verre en réalité! Santé!!!

  3. Eva

    Ca va, je suis en adaptation dijonno-dijonnaise depuis 9 ans et demi crêchant en plein centre, et c’est exactement ça (bon ok j’ai dépassé le deug 1 et 2 mais à Bordeaux, donc…)
    Ha si, un seul truc faux pour moi, j’ai pas du avoir de bol, trois repas au Chabrot, trois repas dégueulasses (ouais je suis maso j’y suis retournée pour être sûre…).

    Pis certains soirs Wilson est sympa, mais bon, faut avoir de la chance au dé à 7 faces et tomber sur le bon soir de la semaine ;)

    Mais jme demande un truc, dans tout ces nombreux squatt, depuis l’an dernier on entend plus de djembés, ils ont tous été brûlés sur place publique?

  4. jondi Post author

    Cher « soyons sérieux », nous allons devoir censurer ce commentaire qui risque de nuire au prix Albert Londres que nous visions avec ce reportage, fruit d’une immersion de plus de 15 ans dans un milieu réputé hostile. Avec toutes nos excuses. PS: Deug 2, pas Deug 1, Tournus, pas Digoin.

  5. Soyons sérieux

    Tout est survolé : on croirait lire les aventures d’un étudiant en Deug 1 débarquant de Digoin. Les personnes qui ont rédigé ce papelard n’ont apparemment pas écumé suffisamment les rues de Dijon pour la « sentir » vraiment, ce que des anecdotes adaptées auraient bien retranscries!

  6. vanessa

    encore un chouette article; je ne suis plus à Dijon, mais j’ai l’impression d’y être en vous lisant, et d’y revivre les belles années, notamment en votre compagnie, ma chère Cécile!

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