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Festival Souffle | Moondog New York → Dijon

Dans le cadre du festival Souffle, du 5 au 11 juin 2022.

Propositions sonores du Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon.
Pendant la première partie de sa vie musicale, aux États-Unis, Moondog a longtemps joué dans les rues de New York, des compositions pour percussions et objets sonores bricolés. Why Note • Ici l’Onde a donc proposé aux élèves du Conservatoire de Dijon de retrouver cet esprit et une trentaine de jeunes musiciens proposeront des œuvres de cette époque (années 1940 et 1950) et des arrangements d’autres pièces adaptées au plein air.

Moondog
Louis Thomas Hardin alias Moondog est né en 1916 dans le Kansas et mort le 8 septembre 1999 en Allemagne. Fils d’un pasteur et d’une organiste, il est initié dès l’enfance aux danses et aux rythmes indiens, une pulsion vitale qui l’accompagnera tout au long de son existence. Sa vie bascule en 1932 quand il perd la vue à cause d’un explosif. C’est dans une école pour aveugles qu’il apprendra la musique, pratiquera différents instruments et se passionnera pour la musique classique européenne. En 1943, il s’installe seul à New York avec la vocation de devenir compositeur. Sans-le-sou, la barbe et les cheveux longs, il s’habille d’une robe de bure et laisse pendre une flèche indienne à son cou. Il passe ses nuits sous des porches et dans les rues, mais parvient à assister aux répétitions de l’Orchestre Philharmonique de New York et se lie d’amitié avec Artur Rodzinski et Leonard Bernstein. D’un séjour chez les Indiens il ramène son surnom (Moondog) avec lequel il signe ses partitions et joue désormais d’un instrument de percussion de sa propre conception: la trimba, qui va devenir sa marque de fabrique. Quoique continuant à dormir souvent et à jouer essentiellement dans les rues il enregistre ses premiers disques dans les années 1950 et se lie avec les plus grands musiciens jazz de l’époque: il dédie son morceau le plus connu, Birds Lament, à Charlie Parker, et côtoie Charles Mingus, Dizzy Gillespie, Benny Goodman ou encore Dave Brubeck.

Source : Why Note – photo © Stefan Lakatos

Publié par Jondi

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