Festival Banana Pschit – Le programme complet

Article publié le 7 octobre 2019

Jondi sous les bombes ! Du 10 au 25 octobre, des dizaines d’artistes, pointures du street art, viennent redonner des couleurs aux murs de Dijon. Au programme de ce nouveau festival Banana Pschit, dédié à l’art urbain : jams graffiti, fresques, expos, concerts, projection et atelier rencontre.

LES JAMS GRAFFITI

De nombreux artistes investissent les Tanneries ainsi que les murs le long du boulevard Maillard et des remparts de la Miséricorde pour deux jours de créations, de concerts et de partage ! Rendez-vous du 11 au 13 octobre.

Les Tanneries, 37 rue des Ateliers
Koma, Gaze, DLA, Sene2, Cloun, Polo, Mit2, Tomik, Iea, Repy, Klemz, Snail, Sowan, Jerc, Cynik, Amos, Faye, Stup, Binse, Persu, Skey, Kles, Poter, Pyrate, Means, Namek, Dexun, Pose… + guests

Boulevard Maillard
Trust, Vyrus, Resk, Easy, Dege, Soke, Share, Zoyer, Collectif Outercircle, Ledis, Wolfe…

CTA Grand Cru, remparts de la Miséricorde
R.One, Sinox, True 86, Elvis, Snare, Sham, Basik, Radio.

LES FRESQUES

Roc Blackblock + Lian – Les Tanneries, 37 rue des Ateliers – du 8 au 13/10
Ensemble, les deux artistes espagnols vont créer une nouvelle oeuvre sur la façade des Tanneries.
Roc Blackblock se définit comme un artiste tout terrain puisqu’il utilise plusieurs supports d’expression comme le papier, le mur ou même la peau. C’est en 1999 qu’il se lance dans le graffiti, et décide d’utiliser l’art urbain comme un moyen d’expression collectif. C’est notamment grâce à la technique du pochoir qu’il illustre son travail.
Lian est une artiste originaire des Etats-Unis et résidente en Espagne depuis deux décennies qui a commencé son travail sur les murs de Chicago à la fin des années 90. Avec ses bombes de peintures comme matériel de prédilection, elle réalise des fresques réalistes et la plupart du temps très engagées.

PochLe M.U.R., rue Jean-Jacques Rousseau – du 10 au 13/10 – vernissage le 13 de 17 h à 20h 30 à la Ferronnerie
Poch gravite dans l’univers punk-rock et s’intéresse très vite au pochoir. Il réalise ses premiers « bombages » dès 1988. Fin 80’s, il découvre le mouvement hip-hop et le graffiti. À la fin des années 90, il opte pour un travail plus minimaliste. Privilégiant d’autres médiums, il multiplie logotypes à l’acrylique, collages in situ, pochoirs et affiches.

Stom500 – 2 rue Ernest-Lory – du 9 au 10/10 – vernissage le 10 à 18 heures
Stom500
a commencé à dessiner lorsqu’il était gosse et ce plaisir de tenir un crayon ou aujourd’hui le spray ne l’a jamais quitté. Artiste, illustrateur ou encore artiste graffiti, ce strasbourgeois n’a pas de supports de prédilection mais juste la passion de pousser sa technique le plus loin possible. Stom500 est un accro des détails dont le trait s’inspire simplement de ses cartoons préférés ou de son quotidien. Ses scènes burlesques nous racontent des histoires portées par un style graphique percutant et très coloré. Un entremêlement de personnages, d’animaux et autres objets surgissant les uns des autres, découpés et mixés de manière improbable.

AmoseEmohd, 44 rue de Tivoli – du 9 au 12/10
Né dans le nord de la France, Amose fait des études d’illustration et de graphisme en Belgique. Durant celles-ci, il se questionne sur ce qu’est l’art. C’est en 2003 qu’il commence à incorporer à ses œuvres une esthétique tribale qu’il a pu découvrir dans les graffitis brésiliens. Pour certains, ses œuvres sont minimalistes, pour d’autres, elles sont brillantes de réalité.

Poter – La Maison Phare, 2 allée de Grenoble – du 10 au 13/10

Eusebio + EE + Dire132 + STF Moscato – Rue de l’Ecluse, piste cyclable, sous le pont, Fontaine d’Ouche – du 10 au 13/10

Eusebio est un artiste visuel mexicain évoluant dans l’illustration, la peinture, la gravure, la sculpture et la peinture murale. Il explore l’étrange, la mort et la nature, les problèmes globaux, cherchant le spectateur à les intérioriser et à les interroger.
Originaire de Mexico, Doble E commence à peindre dans la rue en 2012. En 2015 il étudie les arts visuels et plastiques à l’école d’Art de Mexico et varie les techniques artistiques comme la sérigraphie, la peinture ou encore le dessin. Toujours en études, EE est désormais étudiant en échange à l’Ensa de Dijon.

Dire 132 manie la bombe comme un crayon. Sa passion de longue date pour le dessin, développée avec le graffiti depuis la fin des années 90, l’a progressivement conduit à développer son style à travers des portraits de femmes hyper réalistes. De retour pour Banana Pschit !!!, Dire 132 avait déjà réalisé une oeuvre à Dijon en juin 2019 sur le M.U.R, rue Jean-Jacques Rousseau. Cette œuvre sera recouverte par celle de Poch lors du festival d’art urbain mais celle qui se trouvera au quai des Carrières Blanches sera permanente.
STF Moscato arpente les rues et décolle des pans entiers d’affiches pour les maroufler ensuite sur toile. Un dialogue créatif s’amorce avec le support quand surgit un mot, une partie de visage ou une couleur. L’artiste travaille au pochoir et compose des œuvres uniques. Fortement inspiré par la culture punk rock, il propose aussi un engagement social et politique.

Horor + Lady Shove + Goddog + Pec + Skey-One + MadamePlace de la Sainte-Chapelle – live painting du 11 au 13/10
Dans le cadre de la saison inaugurale du Musée des Beaux-Arts, six artistes prennent possession de deux modules en bois pour y créer une œuvre inédite sur chaque face.

Horor mêle l’univers du dessin et du graffiti. Ses créations s’inspirent principalement du monde animal. Des ossatures mécaniques et des textures minérales composent son bestiaire. Horor aime combiner le travail de lettre avec le dessin classique. La fiction et le fantastique sont sources intarissables d’influences et d’inspirations.

Formée au Kiad à Maidstone au Royaume-Uni et à Saint-Luc en Belgique, Lady Shove est graphiste freelance depuis 2004 et graffiti artiste. Ses supports de prédilection sont nombreux.
L’univers de Goddog se situe aux frontières de l’art urbain, de l’abstraction et de la figuration libre. Lignes et formes dévoilent des mondes imaginaires géométriques où se dissimulent paysages, visages et symboles. Sans volonté mystique affichée, le travail de Goddog est truffé d’évocations symboliques, ethniques et oniriques.

PEC a toujours dessiné sur les bancs de l’école et c’est tout naturellement qu’il a commencé le graffiti en 1989 dans sa ville natale, Lyon. Il a élaboré son art au fur et à mesure de ses sorties nocturnes et de ses expériences. Se remettant sans cesse en question pour trouver son style en adéquation avec le milieu urbain.
Skey-One débute en 1991 à Auxerre. Traditionnel mais excentrique, ses lettrages sont dynamiques et wild. Il pratique le graffiti par amour.
Depuis quatre ans, Madame travaille de vieux documents et vieilles photographies pour en refaire de nouvelles images, plus contemporaines. Ces visuels originaux sont toujours articulés de la manière suivante : une image et une punchline qui dialoguent sans pour autant s’illustrer l’un l’autre. Il s’agit ici de proposer au  « spectateur » une image à interprétation multiple.

Collectif 100 Pression – Le long de la rue Jérôme Marlet – résidence du 8 au 13/10
Le Collectif 100 Pression est un collectif nantais d’artistes urbains. Il s’organise autour d’un noyau dur de créativité et de coordinations de projets avec pour objectif la diffusion de la culture graphique et urbaine. Les artistes du collectif présents sur Banana Pschit !!! :

Kazy.K est graphiste et illustrateur indépendant, nourri de l’imagerie underground des années 80 à aujourd’hui et d’une pratique du graffiti. Il possède un large éventail de techniques de représentation (dessin, peinture, gravure, montage, découpage…) et n’hésite pas à détourner de manière incisive certaines iconographies sacrées.
Persu est actif dans la scène graffiti française depuis le début des années 90, où il intervient sous divers pseudonymes. C’est au sein de L’OCT crew qu’il développe une technique qui lui permet de pouvoir tout réaliser, du simple «flop» à la fresque ultra colorée. Sa spécialité reste le «Wild style», style de lettrage complexe.

Pedro est un peintre/illustrateur installé à Nantes. Son environnement artistique oscille entre l’imagerie skate, l’univers des comics US, la peinture du XXe siècle jusqu’au graffiti des années 90. Son travail, mêlant techniques de peinture classique et pratique du spray, dépeint les hommes au travers de la figure animale à la manière d’un fabuliste
Depuis son enfance, Wide est fasciné par les espaces abandonnés et cela fait 20 ans qu’il réalise des peintures dans ces lieux en décomposition. Cette pratique a développé chez Wide une recherche d’esthétisation de l’éphémère via le Glitch art qui consiste à reconnaître la beauté dans les erreurs d’affichage des images numériques.

Mantra – 38 rue des Godrans – résidence du 14 au 17/10 – rencontre avec l’artiste mardi 15/10 à 18h – inauguration le jeudi 24 à 18h.
Mantra grandit entre le vacarme de la ville et les murmures de sa campagne environnante. Son travail rend hommage aux héros de son enfance : papillons, hiboux et araignées. Tout un bestiaire qu’il peint dans un style vivant et réaliste. Son art, comme un miroir, reflète les cris d’une nature que l’on n’écoute plus. Il peint à main levée, sans faire usage de projecteur ou de quadrillage, démontrant une passion et une motivation unique.

Momies + Maye – 8 rue Galoche – résidence du 17 au 21/10
Depuis ses débuts sur la scène graffiti montpelliéraine en 1993, Momies s’est inspiré de ses nombreux voyages pour affirmer son style unique. Ses « modules », un travail très personnel de tracés industriels tout en rondeurs et en couleurs, sont caractéristiques de son univers abstrait dans lequel le noir et le blanc occupent une place importante.
Passionné par le dessin, Maye s’exprime d’abord dans les rues de Montpellier avec le graffiti où il développe une recherche autour du lettrage. Après être passé des murs à la toile, Maye nous fait désormais voyager à travers des scènes inspirées de ses souvenirs et nourries de son imagination, où des personnages longilignes et souples sont composés d’éléments naturels et artificiels.

Sismikazot – Centre Social des Grésilles, 3 rue Jean XXIII – résidence du 20 au 25/10, inauguration le 25 à 18h – expo à La Coursive, vernissage le 19 à 18h, rencontre avec l’artiste le 19 à 20h30
Ce duo d’amis venu du Sud-Ouest a commencé le graffiti dans les années 2000, pour évoluer vers une forme qui mêle abstrait, figuratif et typographie. C’est grâce à ces trois éléments qu’ils racontent des histoires et des émotions à travers leurs fresques. Leur besoin de rencontres et d’échanges constituent aujourd’hui le fondement de leur travail. Ensemble, ils vont aller à la rencontre des habitants des Grésilles et s’inspirer des témoignages de ces derniers afin de créer une oeuvre inédite.
À partir du 19 octobre, La Coursive accueille une exposition : Découvrez les œuvres réalisées par Sismikazot, ainsi que le fruit du travail effectué par les enfants du quartier dans le cadre d’ateliers ayant ponctué la résidence.

MissyPlace Paul et Henriette Dard
En juin 2019, les organisateurs de Banana Pschit !!! et la commission de quartier Montchapet ont invité Missy à Dijon. Sa fresque colorée est toujours visible place Paul et Henriette Dard. Missy est née en 1988, vit et travaille en tant qu’illustratrice freelance à Strasbourg. Elle débute son parcours artistique en 2004 où elle étudie les arts appliqués puis les arts graphiques. Passionnée de voyage et d’histoires imaginaires, elle cultive son petit monde peuplé de drôles d’oiseaux, de flamants pas toujours roses, de cactus en pot, de cabanes sur pilotis et de fleurs tropicales. Elle troque volontiers son nuancier de couleurs pour une palette de points et de hachures. Pas piquée de tocs, elle touche à tout et expérimente toutes sortes de techniques.

LES EXPOS

Poch au Black Market – du 10 au 27 octobre – vernissage le jeudi 10 à 18h30
Durant trois semaines seront exposées au Black Market diverses œuvres réalisées par Poch, qui sont le fruits de techniques artistiques variées. Poch gravite dans l’univers punk-rock et s’intéresse très vite au pochoir. Il réalise ses premiers « bombages » dès 1988. Fin 80’s, il découvre le mouvement hip-hop et le graffiti. À la fin des années 90, il opte pour un travail plus minimaliste. Privilégiant d’autres médiums, il multiplie logotypes à l’acrylique, collages in situ, pochoirs et affiches.

Art-Print / Micro-éditions à la Ferronnerie – du 11 au 13/10 – vernissage le vendredi 11 à 18h
Durant trois jours, cette exposition mettra à l’honneur le travail de différents artistes et collectifs :
 Inencadrable, Superseñor, Tabernacle!, Amose, Turboformat, EE et EusebioDécouvrez des créations originale, de la sérigraphie, des posters d’art, et autres éditions. Entrez dans l’ambiance du festival dès le premier soir avec le DJ set de Bumbum Tamtam.

Portrait de famille à la Ferronnerie – du 11 au 13/10
Cette exposition collective originale, créée pour la Métairie Bruyère, est le fruit de résidences d’artistes in situ.
Quand on donne carte blanche à un artiste pour créer la tribu de son choix, on ne sait pas à quoi s’attendre. Et quand 8 artistes contemporains composent ensemble un jeu de 48 cartes, cela donne une joyeuse foule vibrante et surprenante. Venez admirer leurs lithographies, gravures, peintures, dessins, sculptures et d’autres surprises tirées de l’imagination de Clet, Camilla Falsini, Antonio Seguí, Damien Poulain, Kashink, Speedy Graphito, Mister Pee et le CyKlop.

LES CONCERTS

Vendredi 11/10 | 21h | Les Tanneries. Too Many T’s + Yugen Blakrok + Posse’tillon + Le Père Cut (plus d’infos en suivant ce lien)

Samedi 12/10 | 21h | Les Tanneries. Guerilla Poubelle + Potence + Les Slugs + Stygmate + Raoul W (plus d’infos en suivant ce lien)

Samedi 12/10 | 14h à 19h | Quai des Carrières Blanches. Bloc Party | Dubatriation Sound System (plus d’infos en suivant ce lien)

Dimanche 13/10 | 20h30 | La Ferronnerie. Ben Sanair (noise/drone) + DJ set (plus d’infos en suivant ce lien)

Jeudi 17/10 | 20h | La Ferronnerie. Cesar Palace (solo cosmique) (plus d’infos en suivant ce lien)

Vendredi 18/10 | 20h | La Ferronnerie. AsexuaL (stoner expérimental) (plus d’infos en suivant ce lien)

PROJECTION

Girl Power – Mercredi 16/10 à 20h à la Ferronnerie
Girl Power gravite autour de 28 graffeurs féminines, street artistes, ou personnes gravitant autour de cet univers. Ce documentaire a été produit par Sany, peintre vandale qui a décidé de capter l’émancipation des femmes dans le graffiti et de leur donner la possibilité de s’exprimer. Le tournage, lui prendra pas moins de 7 ans, pendant lesquels elle a voyagé dans 15 pays différents pour connecter ses protagonistes : de Prague à New York en passant par Sydney, Moscou, Madrid, Toulouse, Le Cap, Biel… (plus d’infos en suivant ce lien)

RENCONTRE – ATELIER

On fait le mur, l’art urbain à hauteur d’enfant – Mercredi 16/10 de 14 à 17h à la Ferronnerie
Parler d’art urbain aux enfants dès la maternelle. C’est possible ! Venez rencontrer Sébastien Touache et Romain Gallissot, les auteurs de On Fait Le Mur ?, un album jeunesse qui ouvre les portes de l’art urbain aux enfants, dès 5 ans.
Cette rencontre sera l’occasion pour les auteurs de vous faire entrer dans les coulisses du projet et de partager des expériences menées dans plusieurs classes. Elle sera suivie par un atelier de pratique, créatif et artistique, et d’une séance de dédicaces. (plus d’infos en suivant ce lien)

Source et photos © Banana Pschit

Publié par Jondi

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2 commentaires

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  1. jondi Post author

    @Charlotte Vous le trouverez probablement sur les lieux d’exposition (Black Market, Ferronnerie, Tanneries etc.). Bon festoche :-D

  2. Charlotte

    Bonjour, savez-vous où l’on peut trouver le programme en version papier ? Merci.